Grève du 10 novembre : une ligne de métro sur deux fermée

La RATP s'attend de fait à une journée noire, avec un appel à la grève relayé par tous les syndicats qui ont fixé un objectif clair : « zéro métro, zéro RER ». (Image d'illustration)  - Credit:DAMIEN MEYER / AFP
La RATP s'attend de fait à une journée noire, avec un appel à la grève relayé par tous les syndicats qui ont fixé un objectif clair : « zéro métro, zéro RER ». (Image d'illustration) - Credit:DAMIEN MEYER / AFP

La CGT invite de nouveau à faire grève et à manifester jeudi, pour les salaires et les retraites, se greffant sur une journée de mobilisation prévue de longue date à la RATP qui devrait générer de fortes perturbations dans les transports franciliens. La CGT réclame un coup de pouce au smic, une hausse du point d'indice de la fonction publique et l'indexation des salaires sur l'inflation.

La précédente journée de grève et de manifestation, le 27 octobre, en pleines vacances scolaires, avait peu mobilisé : la police avait recensé 14 000 manifestants en région et 1 360 à Paris, la CGT ne donnant pas de chiffre. Cette fois-ci, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT, dit s'attendre, avec « 150 à 200 points de manifestation », à une mobilisation au moins équivalente à celle du 18 octobre, au plus fort de la grève des raffineries. Il y avait alors eu 107 000 manifestants, selon la police (300 000, selon le syndicat), avec des grèves dans le nucléaire et les transports.

À Paris, la manifestation s'élancera de la place de la République en direction de la place de l'Opéra à 14 heures, sans Philippe Martinez : le secrétaire général de la CGT, en déplacement à Nîmes dans le cadre des élections professionnelles dans la fonction publique prévues début décembre, y défilera à partir de 14 h 30. Si FO, Solidaires et la FSU s'étaient joints à l'appel à manifester le 18, la centrale de Montreuil est cette fois-ci le seul syndicat de salariés à appeler à participer à cet [...] Lire la suite