Grève des éboueurs à Marseille: accord signé avec le syndicat majoritaire

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Des poubelles s'amoncellent près du Vieux Port, à Marseille, le 30 septembre 2021, en raison d'une grève des éboueurs due à un conflit sur leur temps de travail (AFP/Christophe SIMON)

Un protocole de sortie de grève a été trouvé vendredi avec Force Ouvrière, le syndicat majoritaire des éboueurs dans la métropole d'Aix-Marseille-Provence, après une semaine d'amoncellement des déchets, a annoncé la collectivité.

"La Métropole Aix-Marseille-Provence se félicite d’avoir pu trouver un accord visant à l’application de la loi sur le temps de travail dans la fonction publique", a annoncé la collectivité, dirigée par Martine Vassal (LR), dans un communiqué vendredi matin.

Les poubelles de certains quartiers de Marseille ont vraiment commencé à déborder lundi, conséquence de la nouvelle grève des syndicats et notamment de Force Ouvrière, le syndicat majoritaire, dans un bras de fer autour du temps de travail et des 35 heures avec la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Certains éboueurs étaient entrés en grève depuis le jeudi précédent, à l'appel de la CGT.

La métropole assure avoir pris en charge la pénibilité du travail des éboueurs dans cet accord, avec une décote de 9,5% du temps de travail par rapport aux 1.607 heures légales pour un 35 heures, l'ouverture d'un Compte épargne temps, la mise en place de formations pour éviter les accidents, et une aide à la reconversion notamment.

"La Métropole souhaite une reprise de la collecte dans les prochaines heures sur l’ensemble des communes", ajoute-t-elle, expliquant que la "remise en état des rues se fera progressivement, avec un retour à la normale prévu sous une semaine dans les quartiers les plus impactés".

De son côté, la CGT métropole a déploré dans un communiqué avoir été "écartée de ces négociations, ce qui est illégal".

Actuellement, les éboueurs de la métropole travailleraient en moyenne entre 3 heures et 3 heures 30 par jour sur six jours, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes à paraître, cité par Roland Mouren, vice-président à la métropole, lors d'un conférence de presse lundi.

Cette grève a été déclenchée par la volonté de la métropole d'appliquer la loi de transformation de la fonction publique de 2019, qui impose l'application des 35 heures au 1er janvier 2022, soit 1607 heures de travail par an pour tous les fonctionnaires, tout en ouvrant la possibilité de négocier des aménagements pour tenir compte de la pénibilité.

La métropole avait initialement proposé une réduction horaire de 5%, soit 1.530 heures par an. La CGT réclamait elle 20% de baisse, soit 1.286 heures par an. L'offre de l'accord, d'une baisse de 9,5% du temps de travail par rapport aux 1.607 heures légales, aboutit elle à 1.455 heures.

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