Grèce: Tsipras se dit confiant quant à la fin de "la tutelle" des créanciers

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Athènes le 3 avril 2018

Athènes (AFP) - La Grèce se trouve dans "la dernière ligne droite" pour sortir de "la tutelle" de ses créanciers en août, à la fin prévue du troisième plan d'aide au pays, a assuré mardi le Premier ministre Alexis Tsipras depuis l'île de Kastellorizo.

C'est cette petite île du sud-est de la mer Egée que son prédécesseur Georges Papandréou avait choisie fin avril 2010 pour annoncer l'insolvabilité du pays et son recours à des prêts de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). Il s'agissait alors d'éviter un défaut de paiement, en pleine crise européenne, et l'écroulement de la monnaie unique.

"Après huit ans, nous laissons derrière nous une période de rigueur agressive, qui a eu un coût économique et social important, et nous sommes dans la dernière ligne droite pour sortir de la tutelle et des programmes" dictés par les créanciers, a indiqué Alexis Tsipras.

Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d'euros au total ainsi que d'une restructuration importante de sa dette privée, l'ensemble assorti d'une stricte austérité ayant entraîné une récession inédite et l'explosion du chômage, qui reste encore le plus élevé de la zone euro (21%).

Ce n'est qu'en 2017 que le pays a renoué avec la croissance (1,4% du PIB) après avoir perdu un quart de son produit intérieur brut (PIB).

Le programme d'aide du troisième prêt international accordé au pays en juillet 2015, six mois après l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, doit prendre fin en août 2018.

Mais il reste encore l'adoption d'un dernier volet de réformes réclamées par les créanciers.

"Le jour où on sortira des "memoranda" (programmes des mesures de rigueur, ndlr), je serai ici avec vous pour le fêter", a promis Alexis Tsipras en s?adressant à la petite communauté de Kastellorizo.

Malgré la consolidation de l'économie grecque ces dernières années, la dette publique pèse toujours énormément sur les finances publiques, à 180% du PIB.

Les créanciers ont cependant déjà entamé des discussions pour sa restructuration dont les modalités devront être précisées prochainement.

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