Grèce: les propos d'un évêque sur le viol unanimement condamnés

En Grèce, les réactions sont vives et les condamnations nombreuses, après les propos d’un haut dignitaire religieux sur le viol, vendredi 2 septembre.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Lors d’un débat télévisé consacré à l’avortement, vendredi, un évêque orthodoxe a affirmé, entre autres, qu’« une femme n'est pas violée à moins qu'elle le veuille ».

Des déclarations qui ont révolté l’ensemble de la classe politique et que le clergé grec s’est également empressé de condamner, précisant que de tels propos « ternissent » l’image de l’Église orthodoxe.

« Impensables et répréhensibles ». Voilà la synthèse lapidaire de la ministre de l'Éducation et des Affaires religieuses grecque, Niki Kerameos, à propos des déclarations de l'évêque, tenus sur la chaine télévisée privée SKAI.

Pour la ministre conservatrice, ces allégations « choquent brutalement la société et ne sont pas conformes à la position de l'Église, qui soutient les femmes victimes d'abus et de viols ».

Un peu plus tôt, face à la caméra, l'évêque Chrysostomos de Dodoni, longue barbe blanche et tenue noire traditionnelles, a en effet accumulé les déclarations à l’emporte-pièce et les contre-vérités. Il a aussi prétendu qu’une femme « ne peut pas tomber enceinte », à la suite d'un viol.

En réaction, l’opposition de gauche ne s’est pas montrée plus tendre que le gouvernement. Le Pasok-Kinal a évoqué un « retour au Moyen-Âge », là où Syriza voit dans ces propos le reflet des « temps obscurantistes » où l’on chassait les sorcières.


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