Grèce: procès de jeunes Afghans, accusés d'avoir mis le feu au camp de Moria à Lesbos

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Les 8 et 9 septembre dernier, deux feux ravageaient le camp de migrants surpeuplé de Moria sur l'île grecque de Lesbos. Des incendies qui avaient totalement détruit ce camp sordide, sans faire de victimes. Mais le drame avait jeté sur les routes 13 000 migrants, parmi lesquels des femmes enceintes, enfants et handicapés. Quatre jeunes afghans ont commencé à comparaître devant un tribunal de l'île de Chios, accusés d'avoir mis le feu. Deux autres jeunes Afghans, ont déjà été condamnés à 5 ans de prison, en mars dernier.

La question clé au premier jour du procès: les accusés, étaient-ils mineurs au moment des faits ? Selon l'ONG qui les défend, trois parmi les quatre jeunes Afghans avaient présenté des documents prouvant qu'ils avaient moins de 18 ans lors de leur arrestation, ce qui n'a pas été reconnu jusqu'à présent.

Arrivés menottés au tribunal, ils encourent jusqu'à 15 ans de prison pour incendie criminel et appartenance à une organisation criminelle. Pour des raisons sanitaires, aucun journaliste n'a été autorisé à entrer dans le tribunal.

Autre absent devant les juges : le principal témoin, un jeune afghan demandeur d'asile qui avait désigné ses compatriotes comme auteurs de l'incendie, ce que les quatre suspects réfutent, en clamant leur innocence.

Dans la nuit du premier incendie, la situation était extrêmement tendue dans ce camp surpeuplé où jusqu'à 20 000 migrants vivaient dans des abris de fortune et dans des conditions d'hygiène déplorables. Des tensions qui avaient explosé cette nuit-là, impliquant quelque 200 migrants - ils avaient refusé d'être placés à l'isolement après la détection d'un cas de Coronavirus.