Grèce: avant la présidentielle, le gouvernement dramatise le ton

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Le Premier ministre grec Antonis Samaras devant les membres du groupe parlementaire de son parti, le 11 décembre 2014 à Athènes

Le Premier ministre grec Antonis Samaras a déclaré mercredi, à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle au parlement, dont dépend la survie de son gouvernement, qu'un vote négatif "pourrait s'avérer fatal à l'évolution européenne du pays"

Un vote du parlement favorable au candidat du gouvernement, seul en lice, Stavros Dimas, "ne serait pas interprété comme un plébiscite du gouvernement. Mais comme le choix de défendre la Constitution et de respecter l'institution présidentielle", a déclaré le Premier ministre conservateur dans un communiqué.

"Et comme le choix d'éviter une aventure politique qui pourrait s'avérer fatale à l'évolution européenne du pays", ajoute le texte.

Si le parlement échoue à élire un chef de l'Etat d'ici le 29 décembre, des législatives anticipées seront organisées dont le parti de gauche Syriza, hostile aux politiques d'austérité imposées par les créanciers de la Grèce (UE et FMI) est favori.

Cette élection au suffrage indirect a donné lieu à une dramatisation verbale des enjeux ces derniers jours entre la coalition conservateurs-socialistes d'Antonis Samaras, au pouvoir depuis juin 2012, et l'opposition Syriza.

Le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque de Grèce ont mis en garde contre un risque d'assèchement des liquidités.

Mardi, le gouvernement avait solennellement notifié sa décision de "ne plus suivre ou répondre aux injures de Syriza contre le Premier ministre".