Grèce: le Premier ministre table sur les investissements et la baisse de la fiscalité

Le Premier ministre grec, élu il y a deux mois, a dévoilé samedi pour la première fois une partie de la politique économique qu’il entendait mener. Kyriakos Mitsotakis a promis notamment des réductions d’impôts. Il s’exprimait non pas devant le Parlement mais à la foire de Thessalonique, qui marque chaque année la rentrée économique et politique.

Peu après avoir succédé au gouvernement de gauche d’Alexis Tsipras début juillet, le conservateur Kyriakos Mitsotakis a défini comme priorité le renforcement de la croissance et des investissements.

Il a donc annoncé hier samedi une série de réforme en ce sens. Le nouveau Premier ministre prévoit de réduire l’impôt sur le revenu des entreprises de 28% à 24% et des dividendes de 10% à 5%...

Une réforme qui devrait, selon lui, attirer les investisseurs étrangers, à qui il est allé vanter, le mois dernier, les opportunités qu’offre son pays, lors d’une tournée qui l'a mené en Allemagne, en France et au Pays-Bas.  Fin août, le chef du gouvernement avait déja annoncé la levée de toute restriction sur le contrôle des capitaux placés dans les banques, et ce dès le 1er septembre.

Kyriakos Mitsotakis prévoit aussi  des mesures pour redynamiser le secteur immobilier, vital pour l’économie grecque et qui a perdu près la moitié de sa valeur depuis 2009. Autre disposition : un allègement de l’impôt pour les bas revenus. Le taux d’imposition passera de 20 à 9% pour les particuliers qui gagnent jusqu’à 10 000 euros par an.

Des réformes audacieuses, pour un pays sorti d'un troisième plan de sauvetage international il y a un peu plus d’un an. L'économie de la Grèce, qui reste sous surveillance budgétaire, est encore fragile… Ses créanciers européens tablent sur une croissance de 2,2% cette année.

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