Grèce: grève nationale contre l'inflation

REUTERS - STELIOS MISINAS

Dans la capitale grecque, 20 000 personnes ont manifesté, mercredi 9 novembre, contre l’augmentation du coût de la vie et l’envolée des prix de l’énergie. Ces manifestants venus protester contre l’inflation étaient, selon les chiffres de la police, deux fois plus nombreux que lors de la dernière mobilisation similaire au mois d’avril 2022.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

« La cherté de la vie est intolérable », dénonce une banderole de ce cortège athénien. Hôpitaux, écoles ou encore transports... Rares sont les secteurs qui n’ont pas été touchés par l’appel à la grève générale en Grèce. En octobre, l’inflation sur un an a atteint 20% pour les seuls prix de l’énergie et se situe, dans l’ensemble ces derniers mois entre 10 et 12%. Un coup dur dans un pays déjà durement éprouvé par une décennie de crise économique, qui a notamment engendré une baisse générale des salaires.

Dans la foule, l’ex-Premier ministre et leader de l’opposition, Alexis Tsipras, en profite pour faire entendre sa voix avant les élections prévues d’ici à l’été prochain. « Chaque jour qui passe rend les riches plus riches, la classe moyenne plus pauvre et les pauvres plus désespérés, lance-t-il. La mobilisation d’aujourd’hui est un message fort : le peuple peut faire changer les choses. Il existe en effet une solution alternative pour protéger la société grecque et cette alternative c’est le soutien des salaires, le soutien à l'emploi et la justice sociale. »

Hausse des salaires


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