En Grèce, Eubée toujours vulnérable face aux incendies

PHOTO ANGELOS TZORTZINIS/AFP

L’été grec 2022 sera-t-il pire que le précédent ? Dix mois après les incendies qui ont ravagé Eubée, l’île s’est de nouveau retrouvée en proie aux feux ce week-end. Ta Nea sonne “l’alarme”, alors que l’été commence à peine et que les incendies se multiplient dans le pays.

Samedi 18 juin, “les flammes se sont approchées à 700 mètres du village de Kremasto, qui a été évacué même si les maisons sont finalement restées hors de danger”, retrace le quotidien.

50 000 hectares l’été dernier

Cent cinquante pompiers et une trentaine de véhicules ont été mobilisés pour éteindre le feu, mais “les flammes ont endommagé de nombreuses surfaces agricoles”, témoigne le sous-gouverneur de l’île d’Eubée dans les colonnes de Ta Nea.

De quoi réveiller le douloureux souvenir de l’été dernier, au cours duquel plus de 50 000 hectares de l’île étaient partis en fumée en quelques jours.

“Un an après les incendies catastrophiques, les maires et les producteurs de la région se plaignent qu’aucun argent n’a été déboursé pour les travaux anti-inondations et pour les indemnisations”, dénonce Efsyn.

“Les seules aides viennent des particuliers, et le tourisme survit grâce à la solidarité des gens ordinaires.”

“Selon les données officielles des incendies catastrophiques d’Evia, l’été dernier, environ 250 000 oliviers et plus de 3 000 moutons et chèvres ont été brûlés”, rappelle le journal d’opposition.

“Rien n’a été fait”

Les producteurs de miel et de résine ont également été particulièrement touchés par les incendies. “Les grandes forêts de pins de la région dans laquelle ils travaillaient se sont transformées en cendres. Entre 10 000 et 15 000 ruches ont brûlé, et 55 % de la production de résine est aujourd’hui brûlée”, précise le quotidien de gauche.

Le gouverneur de la région se plaint des “représentants de la commission de reconstruction, qui visitent les écoles et présentent une situation idyllique pour l’avenir du nord de l’île, alors que rien n’a été fait dans la réalité”, abonde I Avgi.

Le journal proche du parti de gauche Syriza rapporte la visite d’Alexis Tsipras dans la région, le 16 juin, durant laquelle le chef de l’opposition “a dénoncé l’indifférence et la moquerie du gouvernement [et du Premier ministre conservateur] Kyriakos Mitsotakis”.

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