Grèce: environ 500 migrants sauvés en mer, Athènes appelle à la "solidarité" européenne

Un bateau de migrants à accosté ce mardi 22 novembre 2022 dans un port de l'île grecque de Crète - Costas METAXAKIS / AFP
Un bateau de migrants à accosté ce mardi 22 novembre 2022 dans un port de l'île grecque de Crète - Costas METAXAKIS / AFP

Environ 500 migrants ont été secourus en mer au large de la Crète, poussant Athènes à lancer un appel à la "solidarité" européenne pour leur prise en charge. Ces personnes "ont été débarquées, nous sommes toujours en train de les compter", a indiqué une porte-parole des garde-côtes grecs. Le ministre des Migrations et de l'Asile, Notis Mitarachi, évoquait "environ 500" personnes à bord de cette embarcation en très mauvais état et surchargée.

Athènes a immédiatement demandé à la Commission européenne "d'activer les relocalisations dans les autres Etats membres au nom de la solidarité européenne."

Les Vingt-Sept, qui s'affrontent sur le dossier migratoire, doivent se réunir le 25 novembre sur cette épineuse question après la crise franco-italienne sur l'accueil d'un autre bateau de migrants, l'Ocean Viking.

Les photos prises au moment où l'embarcation accostait montraient essentiellement des hommes sur le pont d'un bateau d'une vingtaine de mètres de longueur, manifestement très vétuste et rouillé.

L'Uunion européenne divisée

Les garde-côtes avaient été alertés peu après minuit alors que des vents violents soufflaient sur cette zone à l'extrême sud-ouest de la Crète, la plus grande île de Grèce.

Deux cargos, un pétrolier et deux bateaux de pêche italiens se trouvaient à proximité pour porter assistance, avaient-ils précisé.

La question migratoire est une pomme de discorde entre les Vingt-Sept. Ils sont divisés sur les mécanismes de solidarité à mettre en place pour soulager les pays en première ligne dans l'accueil de migrants, notamment en Méditerranée.

Les pays d'Europe centrale sont hostiles à toute relocalisation des migrants sur leur territoire, alors que le règlement Dublin confie l'examen d'une demande d'asile au pays par lequel le candidat est entré dans l'UE.

Article original publié sur BFMTV.com