Grèce : après l'assassinat d'un journaliste, la liberté de la presse en danger

·1 min de lecture

L'assassinat ce vendredi 9 avril à Athènes de Giorgos Karaivaz, tué de plusieurs balles à bout portant, interroge sur la possibilité de pouvoir enquêter et témoigner dans un pays de plus en plus miné par la corruption. L'homme enquêtait sur plusieurs sujets dérangeants qui pourraient concerner des personnages haut placés, y compris des membres du gouvernement.

Il était environ 14h30 ce vendredi 9 avril quand le journaliste Giorgos Karaivaz, 52 ans, a été assassiné devant chez lui, à Alimnos, une banlieue calme d'Athènes. Deux hommes l'attendaient et ont tiré une vingtaine de balles avant de s'enfuir sur un scooter. Il venait d'enregistrer l'émission quotidienne Les Vérités avec Zina sur la chaîne de télévision privée Star. À l'annonce de la nouvelle, la présentatrice Katia Makri a modifié le bulletin d'information : " C'est notre Giorgos Karaivaz... que vous voyez tous les jours, qui toutes ces années a travaillé sur de nombreux sujets différents et difficiles que nous avons couverts dans nos reportages sur le crime. " Ajoutant : " C'est très difficile de réussir à croire qu'une telle chose se soit produite. Cette nouvelle nous choque tous. "L'émotion est aussi à son comble chez ses collègues. " George Karaivaz était l'un des rédacteurs de police les plus expérimentés et a servi le journalisme avec éthique et intégrité pendant plus de 25 ans. Son point de vue était toujours mesuré et il était apprécié de ses collègues " a souligné le syndicat des journalistes grecs...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

20 départements sous "surveillance renforcée", pas de mesures immédiates : les annonces de Castex

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République