"Grâce à une République incarnée localement, envisager une nouvelle espérance collective"

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Maxence de Rugy, maire de Talmont-Saint-Hilaire en Vendée et président l’Association des maires pour le civisme, voit dans la vie locale le remède à l'archipélisation de la France.

La question est provocatrice mais les arguments ne manquent pas pour y répondre par l’affirmative. On apprenait le mois dernier que moins d’un Français sur deux (43%) estime que la France est une nation unie, alors qu’ils sont 53% à penser que "la France est plutôt un ensemble de communautés qui cohabitent les unes avec les autres" (12ème baromètre de la confiance politique du Cevipof).Maintes fois commentée, "l’archipélisation" de la société décrite par Jérôme Fourquet semble toujours plus prégnante et inéluctable. A titre d’exemple, l’analyse du choix des prénoms ces dernières années fait apparaitre "une dislocation de la matrice culturelle commune" tout à fait éloquente."La chanson française a sans doute beaucoup plus contribué à l’unité nationale que n’importe quelle politique publique"Séparatisme, éloignement des élites, marketing toujours plus "segmentant", bulles filtrantes des réseaux sociaux, chute du niveau scolaire et perte d’un langage commun, méfiance envers la science, les experts, les institutions… ces maux divers ont pour conséquence la lente désagrégation de notre édifice commun, de ce qui nous tient ensemble. L’individu a remplacé le citoyen, les tribus se substituent à la nation.J’en veux pour preuve – et j’ignore si un travail poussé a été accompli sur ce sujet – la...

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