«Grâce à Dieu»: Pourquoi François Ozon a remporté une première bataille en justice

Caroline Girardon

CINEMA - Le juge des référés a autorisé ce lundi, la sortie du film mercredi dans les salles obscures mais une deuxième décision est attendue mardi

Grâce à Dieu, le film de François Ozon sur la pédophilie dans l’Eglise et le combat de la Parole Libérée, regroupant des victimes du prêtre Bernard Preynat, sortira bien dans les salles obscures mercredi. La justice, qui a rendu sa décision lundi, estime que la présomption d’innocence n’est pas bafouée. Une deuxième décision est attendue mardi.

Dans cette première décision, le juge a considéré que le fait d’insérer un carton dans la bande d’annonce de fin, indiquant que le curé bénéficiait de la présomption d’innocence, répondait aux exigences de la loi.

« Ce ne sont pas des arguments très satisfaisants »

Sa décision est également motivée par deux autres raisons : la date de la sortie du film n’est pas concomitante avec celle du procès, qui n’a toujours pas été dévoilée. Enfin, le fait de devoir changer le nom des certains protagonistes, dont celui du Père Preynat, lui apparaît comme étant une mesure « disproportionnée », susceptible d’entraîner des conséquences dommageables pour l’exploitation du film. Et surtout, cela n’empêcherait pas au final d’identifier les personnages(...) Lire la suite sur 20minutes

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