GPA : des mères porteuses ukrainiennes accouchent en France, la justice est saisie

Ces dernières années, l’Ukraine était devenue une des principales destinations pour les couples français voulant recourir à une gestation pour autrui (GPA). De nombreuses mères porteuses ont accouché depuis le début de l’invasion russe en Ukraine. Si certaines ont donné naissance sur place, d’autres ont fui la guerre et sont arrivées en France. Néanmoins, la législation française interdit la GPA. Une association vient de porter plainte contre X auprès de différents procureurs en France pour dénoncer la situation.

Un détournement de la loi

Elles seraient cinq mères porteuses ukrainiennes à accoucher sous X dans une maternité française. Pour déroger à l'interdiction du recours à la GPA, certains pères biologiques décident de reconnaître l'enfant avant sa naissance. La conjointe peut par la suite adopter l'enfant. D'après Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance, opposée à la GPA, cette pratique constitue un détournement de la loi.

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"Ces faits constituent un délit pénal d'incitation à l'abandon de l'enfant. Nous espérons avec nos plaintes porter un coup d'arrêt au développement de cette pratique. Comment accepter que des gens qui ont "commandé" un enfant puissent être reconnus comme ses parents sur le sol français ?", dénonce-t-elle au micro d'Europe 1.

"Un état de nécessité"

Pour l’avocate Clélia Richard, qui défend les couples concernés, ces cas s’expliquent par les circonstances de la guer...


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