Le gouvernement suédois survit de justesse grâce à une députée pro-kurde

La Suède, comme la Finlande, a déposé une demande d’adhésion à l’Otan. Dans le cas du royaume suédois, le président turc s’oppose à cette demande, en pointant du doigt tous les opposants kurdes, considérés en Turquie comme des terroristes, qui y ont trouvé refuge. Parmi eux, une députée qui a fait parler d’elle mardi en évitant la chute du gouvernement, lors d’un vote de censure.

Amineh Kakabaveh est seule et n'a pas de parti, c’est vrai. Mais dans un pays où la majorité politique ne tient qu’à une voix, la sienne a encore été décisive, explique notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux. Ce mardi, elle a sauvé la tête du gouvernement social-démocrate. L'extrême-droite et les partis de droite ont réuni 174 suffrages sur 289, selon le résultat du vote du Parlement, quand il leur en fallait une majorité absolue de 175 pour faire chuter le ministre.

Cette reconnaissance est un des combats de cette Kurde iranienne de 51 ans, combattante dans son adolescence, qui est arrivé comme réfugiée en Suède à l’âge de 19 ans. Engagée aussi dans la défense du droit des femmes, de la laïcité, elle bénéficie de la protection des autorités suédoises qui n’accèderont jamais au désir du gouvernement turc de la voir expulsée. Mais la Première ministre Magdalena Anderson souhaiterait sûrement qu’elle occupe moins le devant de la scène… Alors qu’elle est en pleine négociation avec Ankara.


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