Le gouvernement se penche sur la situation des personnels soignants : "Je pense que je suis largement sous-payée", témoigne une infirmière

Solenne Le Hen, franceinfo

Le "Ségur de la Santé", du nom de l’avenue de Ségur à Paris où se trouve le ministère de la Santé débute lundi 25 mai. Cette concertation entre le gouvernement et tous les acteurs du secteur de la santé, syndicat et collectifs en tête, doit permettre d'élaborer un "plan Hôpital", promis par Emmanuel Macron au plus fort de l’épidémie de Covid-19. Un plan qui doit être annoncé d’ici deux mois, selon le gouvernement.

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Parmi les sujets qui seront évoqués lors des discussions figure la hausse du salaire des infirmier(e)s qui fait consensus pour pouvoir notamment résoudre la crise des vocations et la difficulté actuelle de recruter. En France, les 300 000 infirmiers et infirmières de l’hôpital public ont un diplôme reconnu Bac+3 et pourtant dans le classement de l’OCDE, ces professionnels de santé sont au 28e rang des rémunérations, sur 32 pays.

Moins de 2 000 euros par mois après 17 ans de carrière

À 40 ans, Alexandra a déjà derrière elle 17 ans de carrière d’infirmière. Elle a navigué entre le privé et le public et travaille aujourd’hui dans le public, échelon 5, pour un salaire mensuel de 1 900 euros net. "Au bout de 17 ans, c'est relativement dégradant. Je pense que c'est très sous-estimé, surtout que c'est un travail assez conséquent avec de grosses (...)

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