Le gouvernement lâche du lest pour les hôtels, cafés et restaurants

Par Marc Vignaud
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Les hôtels, cafés et restaurants dénonçaient la bombe à retardement des congés payés accumulés pendant la période de chômage partiel. (Photo d'illustration)
Les hôtels, cafés et restaurants dénonçaient la bombe à retardement des congés payés accumulés pendant la période de chômage partiel. (Photo d'illustration)

Comme promis depuis des semaines, le gouvernement fait un geste en faveur des hôtels, cafés, restaurants, durement impactés par la crise sanitaire. Lors d'une visioconférence, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, et Alain Griset, ministre des PME, ont annoncé ce mercredi 2 décembre à leurs représentants patronaux, ainsi qu'au Medef et à la CPME que l'État prendrait en charge des jours de congé des salariés accumulés par leurs salariés pendant les périodes de chômage partiel comme le prévoyait un accord interprofessionnel. C'était une demande forte de ces secteurs que l'État participe au paiement de ces jours de congé accumulés alors même que les salariés ne travaillaient pas du fait de la situation sanitaire.

L'État va régler 10 jours de congés payés accumulés au titre de 2019-2020 (de mai à mai) mais aussi, par anticipation, au titre de l'année 2020 à 2021, que peuvent théoriquement poser les salariés à partir de juin prochain, lorsque l'activité aura repris. « Pour le versement de cette aide, le gouvernement utilisera les circuits de paiement de l'activité partielle via l'Agence de services et de paiement (ASP) », explique le ministère du Travail dans un communiqué.

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Avoir été fermé pendant 140 jours en 2020

La prise en charge est proposée à condition que les jours soient posés par le salarié entre le 1er et le 20 janvier, soit avant la réouverture programmée des restaura [...] Lire la suite