Un gouvernement d'union nationale ? L'opposition dit déjà non

POLITIQUE - Son annonce a eu l’effet d’une petite bombe, mardi 21 juin. Après avoir été reçu, comme l’ensemble des chefs de parti, par Emmanuel Macron, Fabien Roussel a indiqué que le président envisageait la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Une idée à laquelle le secrétaire national du Parti communiste français n’a pas fermé la porte, avant de nuancer le lendemain.

“Je lui ai dit qu’il y avait un tel niveau de rejet et de détestation qu’il n’était pas envisageable pour nous de participer à un gouvernement d’union nationale alors qu’il y avait eu un tel rejet de sa politique,” a-t-il expliqué au micro de BFMTV. Une position confirmée par Manuel Bompard, député LFI : “Nous avons combattu sa politique, nous allons la combattre encore, nous n’allons pas gouverner avec lui.”

À droite aussi, cette hypothèse est fraîchement accueillie : “Ceux qui nous ont fait confiance ne nous ont pas élus pour être dans le gouvernement d’Emmanuel Macron,” a réagi Christian Jacob, président du parti Les Républicains, sur France Inter. Pour Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, “le gouvernement d’union nationale, ça n’est pas fait pour sauver un président de la République.”

Devant l’Assemblée nationale, où les députés font leur rentrée mercredi, Marine Le Pen a quant à elle évacué la question d’un gouvernement d’union nationale en quelques mots. “Je pense que la situation ne le justifie pas,” a-t-elle lancé à une nuée de journalistes.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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