Le gouvernement annonce "un plan d'action" pour réduire les additifs nitrés dans l'alimentation

Un rayon charcuterie à Godewaersvelde (Hauts-de-France) le 28 octobre 2015. - PHILIPPE HUGUEN / AFP
Un rayon charcuterie à Godewaersvelde (Hauts-de-France) le 28 octobre 2015. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le gouvernement a annoncé ce mardi un "plan d'action visant à réduire l'ajout des additifs nitrés dans les produits alimentaires", qui sera présenté à l'automne au Parlement, après la confirmation d'un lien entre risque de cancer et exposition à ces additifs par l'autorité sanitaire.

L'agence sanitaire Anses appelle à "réduire l'exposition de la population aux nitrates et nitrites par des mesures volontaristes en limitant l'exposition par voie alimentaire", dans un avis rendu mardi matin.

"Il s'agit de limiter leur utilisation au strict nécessaire. Cette réduction doit se faire dans un équilibre garantissant la sécurité alimentaire du consommateur", soulignent les ministères de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué commun.

Une première réunion en juillet

"La santé des consommateurs français est l'unique boussole du gouvernement dans l'analyse de l'ensemble des données et la prise de recommandations", poursuivent-ils. "Comme il s'y était engagé lors de l'examen en février dernier de la proposition de loi relative à l'interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie, le gouvernement suivra les recommandations de l'Anses", indiquent les ministères.

"Un plan d'action coordonné sera mis en place afin d'aboutir à la réduction ou la suppression de l'utilisation des additifs nitrés dans tous les produits alimentaires où cela est possible sans impact sanitaire et cela le plus rapidement possible", annoncent-ils.

Une première réunion avec les acteurs techniques des filières "sera organisée avant la fin du mois de juillet 2022" et, "à l'automne", un plan d'action issu de ces travaux "sera présenté au Parlement", promettent-ils.

L'utilisation des nitrates autorisée mais régulée

Les ministères rappellent que l'utilisation des nitrites et nitrates est autorisée par la réglementation européenne, qui prévoit des taux d'incorporation maximum de 150 mg par kilo. En France, "les filières charcutières sont déjà en-deçà de ces seuils avec un maximum de 120 mg par kilo".

L'avis de l'Anses "vient compléter les travaux menés au niveau européen dans le cadre d'une réflexion communautaire sur les doses journalières admissibles. Sur ce sujet, un nouvel avis européen est attendu pour la fin de l'année".

Article original publié sur BFMTV.com

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