Le gouvernement annonce de nouvelles aides pour la filière automobile

fr.info@motor1.com (Yann Lethuillier)
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Bruno Le Maire
Bruno Le Maire

La baisse des primes à la conversion et du bonus à l'achat de véhicules électrique sera notamment décalée de six mois.

Après le premier confinement, le gouvernement avait annoncé des mesures fortes pour soutenir la filière automobile. Des mesures nécessaires mais pas forcément suffisantes selon les acteurs de l'industrie automobile, surtout qu'un peu plus tard cette année, une nouvelle taxe et un renforcement du malus CO2 étaient confirmés pour 2021.

Mais depuis, le second confinement est arrivé, et même s'il est loin d'être aussi drastique que le premier, l'automobile est une nouvelle fois touchée. Parmi les mesures les plus contraignantes, l'interdiction de vendre directement dans les concessions. Seules les livraisons sont autorisées, obligeant ainsi les constructeurs à activer d'autres leviers, dont celui du digital pour continuer à écouler des voitures sur une année que l'on annonce déjà comme catastrophique, avec notamment un recul de 30 % des ventes prévu par rapport à 2019.

Pour soutenir un tant soit peu la filière, le gouvernement a donc annoncé que les barèmes actuels de la prime à la conversion, ainsi que du bonus versé lors de l'achat d'un véhicule électrique, qui devaient être revus à la baisse le 1er janvier prochain, seront finalement maintenus jusqu'au 30 juin 2021.

Pour rappel, la prime à la conversion est versée lors de l'achat d'un véhicule moins polluant en contrepartie de la mise au rebut d'un vieux modèle. La prime continuera d'inclure les diesels récents (Crit'Air 1 ou 2) et restera comprise entre 1500 et 5000 euros, sous conditions de revenus. Du côté du bonus écologique, si celui-ci devait être réduit de 1000 euros en 2021 et s'établir à 6000 euros au maximum, il se maintiendra à 7000 euros six mois de plus. Les barèmes qui s'appliqueront ensuite seront publiés dans les prochains jours, a indiqué le gouvernement.

En revanche, ni le durcissement du malus prévu au 1er janvier, ni l'introduction d'un malus au poids prévu début 2022, ne sont, eux, remis en cause. Le ministère de la Transition écologique affirme "qu'il ne s'agit pas de ralentir la décarbonation de la filière".

Le gouvernement a aussi confirmé l'arrivée du "Fonds Avenir Automobile 2", l'héritier du premier fonds du même nom et destiné à soutenir en capital les sous-traitants de la filière. Ce fond a été doté de 525 millions d'euros maximum apportés par le groupe PSA, Renault, bpifrance et l'État.

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