Le gouvernement annonce l'expulsion prochaine de 44 migrants secourus par l'Ocean Viking

© Camille Martin Juan/Sos Mediterranee/Handout via REUTERS

L’examen des demandes d'asile des 234 migrants débarqués du navire humanitaire Ocean Viking, vendredi au port de Toulon, n'est pas encore terminé. Après étude des premiers dossiers, au moins 44 de ces rescapés se voient opposer un refus à leur requête, a révélé mardi Gérald Darmanin, dont les propos ont été relayés par l'Agence France-Presse. Ils seront reconduits dans leur pays d'origine « dès que leur état de santé » le permettra, a fait savoir le ministre de l'Intérieur durant une séance de questions au gouvernement.

« J'ai déjà pris (...) contact dès hier (lundi) avec mes homologues étrangers pour que ces reconduites à la frontière puissent se faire dans les temps les plus courts possibles », a-t-il précisé. Ces expulsions devraient être réalisées d'ici la fermeture de la zone d'attente de la presqu'île de Giens « dans une vingtaine de jours ».*

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L'Ofpra à l’œuvre

Gérald Darmanin n'a pas dévoilé les nationalités des personnes repêchées en Méditerranée qui sont concernées par ces expulsions à venir. Celles répondant aux critères d'admission seront réparties à travers 12 pays : la France, l'Allemagne, le Luxembourg, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Lituanie, Malte, le Portugal, l'Irlande, la Finlande et la Norvège.

L'Office français de protection des réfugiés et apatride (Ofpra) est chargé de réaliser une première évaluation des demandes d'asile des migrants pour déterminer s'ils peu...


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