Du gouvernement à la cellule de dégrisement, les hauts et les bas de l'ambitieux Jean-Vincent Placé

Anne Brigaudeau
L'ancien secrétaire d'Etat comparaîtra le 11 juillet au tribunal correctionnel de Paris pour "violences", "injures" à caractère racial et "outrage" à agents, après une nuit alcoolisée dans un bar de la rive gauche. Portrait de cet homme dont la chute est à la hauteur des ambitions qu'il s'était fixées. 

Des ors de la République aux petits matins glauques... Jeudi 5 avril, l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé était en garde à vue après une nuit alcoolisée dans une boîte de nuit de la rue Princesse, à Paris. Relâché après 37 heures passées au commissariat du 5e arrondissement, l'ancien secrétaire d'Etat sera jugé le 11 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris pour "violences volontaires" sans incapacité en état d'ébriété, "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "injures" à caractère racial.

S'il conteste tout acte de violence et tout dérapage raciste, l'ex-sénateur écologiste a néanmoins fait son mea culpa dans Paris Match et avoué souffrir d'"alcoolisme". Retour sur la trajectoire brisée d'un politique qui n'a jamais caché son appétence pour le pouvoir.

Son ambition, vanne récurrente sur les réseaux sociaux

L'ambition de Jean-Vincent Placé fait depuis des années les délices de Twitter, sous forme d'une blague récurrente dont les origines remontent au début du quinquennat Hollande. Le soir de la victoire du candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2012, le sénateur de l'Essonne réussit à se glisser sur l'estrade, place de la Bastille. Et donc à figurer, notait Le Lab, sur les plans larges du président élu, dont il n'est pourtant pas un proche.

Sa réputation d'être en quête d'un (...)

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