"Gourous, charlatans": le gouvernement alerte les Français après la mise en examen d'un naturopathe

La secrétaire d'État à la Citoyenneté, Sonia Backès, le 2 septembre 2022 à Ris-Orangis  - Raphael Lafargue / POOL / AFP
La secrétaire d'État à la Citoyenneté, Sonia Backès, le 2 septembre 2022 à Ris-Orangis - Raphael Lafargue / POOL / AFP

"Lutter contre ces nouvelles formes de dérives sectaires." Ce vendredi, Sonia Backès, la secrétaire d'État à la Citoyenneté, a publié un communiqué dans lequel elle met en garde les Français contre les "charlatans naturopathes" qui "pratiquent des méthodes qui ne sont reconnues par aucune institution publique ou aucun ordre médical".

Ce communiqué fait directement référence à une affaire révélée la veille: le parquet de Tours a mis en examen Éric Gandon des chefs d'homicide involontaire, abus de faible, mise en danger d'autrui et exercice illégal des professions de médecin et de pharmacien.

Des "cures hydriques" dangereuses pour la santé

Le naturopathe de 58 ans organisait des jeûnes prolongés qu'il facturait "plusieurs centaines, voire milliers d'euros". Ces "cures hydriques" consistaient à ne pas absorber d'aliments solides durant plusieurs semaines.

Lors d'un de ces stages, organisé dans un château à Noyant-de-Touraine (Indre-et-Loire) une femme de 44 ans avait trouvé la mort le 12 août 2021, déclenchant l'enquête.

Malgré le décès d'une participante, Éric Gandon avait poursuivi les stages en cours, amenant la préfecture à prendre quelques jours plus tard un arrêté d'interdiction de ces cures et séjours sur la commune.

Depuis, plusieurs plaintes ont été déposées contre le naturopathe, menant à son placement en détention provisoire jeudi.

Mieux informer en vue d'assises

"Il est impératif que les Français soient mieux informés sur les risques qu'ils encourent pour leur santé lorsqu'ils participent à des stages encadrés par des charlatans naturopathes, qui profitent de leurs fragilités pour s'enrichir", a averti Sonia Backès.

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La secrétaire d'État a d'ailleurs rappelé que la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avait déjà alerté sur les "nouveaux gourous" et l'évolution générale des dérives sectaires en France.

C'est pourquoi, "au printemps", des assises sur les dérives sectaires vont être organisées par le ministre de l'Intérieur.

Celles-ci "donneront enfin à l'État les moyens de lutter contre ces nouvelles formes de dérives sectaires en renforçant Miviludes, mais également en faisant émerger de nouvelles propositions pour poursuivre ceux qui abusent des faiblesses psychologiques ou physiques de nos concitoyens", selon Sonia Backès.

Article original publié sur BFMTV.com