Google condamné pour un décolleté plongeant

Assise devant chez elle en débardeur, une habitante de Montréal est prise en photo par Google en mai 2009 alors qu’elle consulte ses courriels sur son téléphone portable. L’auto du géant américain, qui a pour mission de photographier chaque maison avec sa caméra 360°, capte cette scène dans laquelle la femme n’apparaît pas à son avantage.

Le cliché se retrouve ensuite sur le site Google street view. Cette Montréalaise n’est pas au bout de ses peines. Elle essuie les moqueries de ses collègues pour avoir expos, à son détriment, sa poitrine sur le web. La situation au travail est tellement insupportable qu’elle décide de démissionner. Il y a deux ans, Google cache toute sa maison.

La maison cachée par Google

 

Mais c’est insuffisant pour la justice canadienne qui vient de condamner le géant de l'informatique à 1600 euros d'amende pour atteinte à la dignité. "En plus des commentaires malveillants et l'humiliation qu'elle a subis au travail, la demanderesse, de façon particulière, a ressenti une atteinte importante à sa pudeur et sa dignité, deux valeurs auxquelles elle tenait et qui sont éminemment respectables", explique le juge Alain Breault.

En 2012, un Français avait été photographié en train d'uriner dans son jardin. Il avait porté plainte contre Google mais avait été débouté.

La maison cachée par Google