Golfe. Yémen : les séparatistes du Sud renoncent à l’autonomie et trouvent un accord avec Riyad

Courrier international (Paris)
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Le Conseil de transition du Sud (STC) renonce à l’autonomie qu’il avait proclamée en avril et se met d’accord avec les Saoudiens pour un partage du pouvoir. Reste à savoir si cela permettra réellement une sortie de crise, tandis que les combats continuent d’opposer les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, aux forces gouvernementales, appuyées par l’Arabie Saoudite.

“Urgent : fin de l’autonomie dans le sud du Yémen”, titre le site yéménite Aden Al-Ghad. C’est en effet autour de 2 heures dans la nuit du 28 au 29 juillet que les chefs séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) ont annoncé la conclusion d’un accord avec les Saoudiens, les Émiratis et les autorités officielles du Yémen, dirigées par le président en titre Abd Rabbo Mansour Hadi.

“Soucieux d’assurer le succès des efforts déployés par les dirigeants des deux pays frères [Arabie Saoudite et Émirats arabes unis] pour l’application des accords de Riyad, pour la paix et la stabilité et pour unir les efforts face aux milices houthistes et groupes terroristes, […] le Conseil de transition du Sud renonce à sa déclaration d’autonomie.”

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Dans la foulée, un nouveau gouverneur a été nommé à Aden, la principale ville du Sud, et le Premier ministre, Maïn Abdelmalek, a été chargé de former un nouveau gouvernement, indique le site yéménite Aden Al-Khabar. Celui-ci devra respecter les accords de Riyad, signés en novembre 2019, qui prévoyaient un partage du pouvoir entre les sudistes et le président en titre, reconnu par l’ONU, Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie Saoudite.

Le nouveau gouverneur d’Aden est toutefois membre du Conseil de transition du Sud, souligne

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