Un goût de Larzac contre le tarmac

Lors d'une manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, le 6 novembre 2011.

Deux paysans entament leur troisième semaine de grève de la faim pour protester contre les expropriations nécessaires au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

Trois moutons broutent le gazon près de la tente plantée en plein centre de Nantes. Accrochés au-dessus des lits pliants où sont étendus les grévistes de la faim, un portrait de Gandhi, des autocollants anti-aéroport et une citation de sans-terre indiens.
Deux paysans ont débuté, le 11 avril, une grève de la faim déterminée contre les expropriations lancées pour récupérer les 240 derniers hectares nécessaires au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord-ouest de Nantes. Marcel Thébault, 54 ans, exploite une ferme de 65 ha en cours d’expropriation, là où doit s’implanter l’aéroport. Michel Tarin, 64 ans, est agriculteur à la retraite, militant de longue date des luttes du Larzac et petit propriétaire en indivision, cinquième génération sur ces terres. Une élue du Parti de gauche, relayée par un conseiller général vert et une paysanne boulangère les ont rejoints.
Chaque nuit, des militants accompagnent les grévistes de la faim.
«Nimby». Dernier renfort en date : José Bové, qui a passé la nuit à leurs côtés pour réclamer l’annulation de la déclaration d’utilité publique et l’arrêt des expulsions, au moins tant que tous les recours ne seront pas épuisés. Pour Bové, qui est là autant comme paysan du Larzac que comme député européen, «ce n’est pas un geste de désespoir, mais une demande mesurée, légitime. Notamment pour éviter la situation absurde où les recours seraient gagnés sur le fond, mais par des paysans déjà expulsés…» Et d’ajouter : «Il y a près de dix ans, le débat sur ce dossier a été bâclé, et les conditions, depuis, ont évolué. On voit désormais des collectivités refuser d’investir des millions pour gagner un quart d’heure avec le TGV, une autoroute. Nos rapports à la vitesse, à l’énergie, à l’environnement changent.»
Du côté des promoteurs du dossier, si on juge cette (...)

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