GNL: TotalEnergies mènera le projet de terminal méthanier flottant au Havre

Alors que la Russie réduit ses approvisionnements en gaz vers les pays européens, la France veut prendre la route de l'indépendance avec un projet de méthanier flottant au Havre.

Il est baptisé Cape Ann. Ce bâtiment de 300 mètres est l'un des deux navires FSRU (unité flottante de regazéification) du groupe TotalEnergies, que les pouvoirs publics ont retenu comme nouveau point d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) au Havre.

Ce projet fait partie du volet « souveraineté énergétique » dans le paquet de mesures d'urgence sur le pouvoir d'achat adopté hier par le Sénat, alors que le bras de fer énergétique entre Moscou et les Occidentaux depuis le début du conflit en Ukraine a engendré une crise de l'approvisionnement en gaz naturel dans toute l'Europe. La France, qui s'alimente aujourd'hui par quatre terminaux portuaires d'importation de GNL (deux à Fos-sur-Mer, un à Montoir de Bretagne, et un à Dunkerque), souhaitait sécuriser cet approvisionnement avec un nouveau terminal.

Gaz de schiste

Le navire de TotalEnergie pourra injecter « environ 10% de la consommation annuelle française » indique la préfecture de Seine-Maritime, à partir de navires méthaniers qui viendront l'alimenter avec du gaz provenant notamment de Norvège, du Qatar, d'Algérie ou encore des États-Unis, grands producteurs de gaz de schiste, un gaz récupéré par fracturation hydraulique.

Les travaux d'aménagement du quai conduits par l'entreprise TotalEnergies et GRTgaz sont censés débuter à l'automne 2022, le démarrage de l'activité est quant à lui prévu en 2023.


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