«Glory», pécule par-dessus tête

Libération.fr

Deuxième volet d’une trilogie bulgare, «Glory» est une fable édifiante qui s’inspire d’une histoire vraie autour d’un magot tombé du ciel.

A quand remonte le dernier film bulgare ayant marqué les esprits - fût-ce de manière subliminale - sous nos latitudes ? Silence dans les rangs (un point aurait été accordé pour Eastern Plays, 2010). Quelle qu’en soit son indéniable singularité, il y aurait toutefois quelque chose d’injuste à réduire la pertinence de Glory à son particularisme géographique tant, au demeurant, la parabole sociale revêt intrinsèquement une dimension quasi universelle. Ecrit sous forme de fable, l’édifiant récit aurait pu s’intituler «le Cantonnier et la Fonctionnaire». Il met d’abord en scène un homme hirsute, dont l’impécuniosité n’aurait d’égale que la probité, qui, un jour, trouve dans l’exercice de ses modestes fonctions (il resserre des boulons sur les voies ferrées) un amas de billets de banque.

Un véritable cadeau du ciel que, sans barguigner, il décide de… restituer à l’Etat. En retour, on organise en son honneur une petite cérémonie. Au cours de celle-ci, le gueux des champs est pris en mains par une chargée de relations publiques, condescendante et guère encline à la tergiversation, qui va égarer sa montre. Un objet sans autre valeur que sentimentale, que l’ingénu n’aura de cesse de récupérer. Enième variation du pot de terre contre le pot de fer, Glory oppose alors l’opiniâtreté d’un quidam bègue, dénué de toute arrière-pensée, aux rouages de l’appareil étatique graissé par la magouille et comme indifférent au sort d’individus qu’il ne considérerait qu’à des fins propagandistes.

Constatant sans chouiner le «défi quasiment insurmontable», pour des questions de financement, «de distribuer des films en Bulgarie, et plus particulièrement des films d’auteur», Kristina Grozeva et Petar Valchanov n’en reprennent pas moins là leur bâton de pèlerin, trois ans après The Lesson qui leur avait ouvert pas mal de portes à l’export. Dans les deux cas, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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