Giulia Foïs, Une sur deux : "J’ai pleuré d’émotion tous les soirs en rentrant du tournage"

Nathalie GUYON - FTV

Comment décririez-vous cet objet télévisuel inclassable, entre le documentaire, le théâtre et la fiction ?

Giulia Foïs : C’est comme une ronde de femmes qui se tiennent la main, se passent le relais de la parole et de l’écoute, pour tenir debout. Une femme sur deux subira au moins une forme de violence sexuelle au cours de sa vie. L’arme des agresseurs, c’est notre silence. Notre arme à nous, c’est la parole.

C’est le message de cette soirée ?

La parole, et l’écoute. La première chose que l’on peut faire, collectivement, c’est prendre le temps d’entendre la parole d’une femme, la croire, et la soutenir. Moi, j’ai eu cette chance immense et c’est ce qui m’a permis de me remettre debout. Affrontons tous ensemble ce qui se passe dans notre pays, à savoir qu’une femme est violée toutes les 7 minutes, et que 1 % des violeurs sont condamnés aux Assises.

Votre livre, a été adapté pour l’occasion par Emmanuel Noblet, et réalisé par Ibao Benedetti. Qu’est-ce que leur regard d’homme a changé sur le traitement du sujet ?

Je ne sais pas, mais ils m’ont tous les deux dit, en revanche, que le sujet avait changé leur regard, leur approche des violences faites aux femmes. Et c’est fondamental, parce cela concerne toute la société. Il ne s’agit pas d’une guerre des sexes, mais d’une ligne de fracture entre ceux qui veulent que ça bouge, et ceux à qui ce monde-là va très bien. Et il y a des hommes qui ne se satisfont pas, non seulem...

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