Gisèle Halimi au Panthéon ? Des députés de la majorité redemandent à Macron

L'avocate Gisèle Halimi, lors d’une conférence de presse à Toulouse, le 17 mars 1978.
JEAN-CLAUDE DELMAS / AFP L'avocate Gisèle Halimi, lors d’une conférence de presse à Toulouse, le 17 mars 1978.

POLITIQUE - L’idée de faire de Gisèle Halimi la septième femme au Panthéon retrouve de l’entrain. À l’initiative de 76 députés de trois groupes de la majorité présidentielle, la proposition de panthéoniser Gisèle Halimi, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes a été faite au chef de l’État. Au lendemain d’un vote à l’Assemblée nationale pour la constitutionnalisation de l’IVG.

« Dans de trop nombreux pays, les droits des femmes s’effondrent un peu plus chaque jour sous le poids d’un conservatisme et d’un obscurantisme grandissants », écrivent la députée Renaissance de Gironde Sophie Panonacle et 75 de ses collègues, tous signataires d’une lettre à Emmanuel Macron pour que « Gisèle Halimi puisse être la septième femme au Panthéon », et « rejoindre sa soeur de lutte Simone Veil ».

« Gisèle Halimi était de celles à qui nous devons tant. Brillante avocate, militante féministe et ancienne députée, celle pour qui l’injustice était intolérable, consacra sa vie à défendre les pauvres, les opprimés et les femmes », soulignent les parlementaires pour défendre leur demande au président français.

Ces élus proviennent des trois groupes de députés constituant le camp présidentiel (Renaissance, Horizons, MoDem). Ils saluent dans cette lettre « son courage inaltérable » et « l’ensemble de ses combats humanistes ». Avocate, femme politique et écrivaine, Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet 2020 à 93 ans, a fait de sa vie un combat pour le droit des femmes, marqué par un procès retentissant en 1972.

Des positions « clivantes »

Cette proposition trouve ici un nouvel écho. En effet, le premier secrétaire du PS Olivier Faure avait déjà fait cette proposition durant l’été au moment où la Cour suprême américaine revenait sur l’arrêt Roe v. Wade, au sujet de l’IVG aux États-Unis. Cette proposition faite le 27 juin n’avait pourtant pas trouvé preneur. L’Élysée, contraint de se positionner sur l’entrée au Panthéon de cette figure française avait évoqué des discussions qui n’ont jamais abouti.

Demandée à maintes reprises par des associations féministes et des responsables politiques, cette panthéonisation n’a cessé de se heurter ces dernières années aux réticences de l’Élysée, en raison des prises de position de Gisèle Hamili sur la guerre d’Algérie et pour sa défense de militants du FLN, jugées trop « clivantes », selon des membres de l’entourage du président.

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