Gironde : un maire accusé de violences dans la cour de l’école primaire

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Les gendarmes ont enregistré deux plaintes contre le maire de Laruscade

Deux plaintes ont été déposées contre le maire de Laruscade, en Gironde, pour des violences sur deux élèves dans la cour de récréation de l’école primaire de la ville.

Nouvel épisode dans l’étonnant mandat du maire de Laruscade, en Gironde. Après avoir été accusé d’avoir sorti un couteau au milieu de la cour de récréation de l'école de sa commune en mai dernier, il fait l’objet de deux nouvelles plaintes de parents d’élèves, rapporte France Bleu. Il aurait volontairement écrasé le pied d’une élève de CM1 et aurait violemment attrapé un autre enfant par le cou. La plainte datant de mai avait été classée sans suite.

La première des nouvelles plaintes déposées auprès des gendarmes concerne une élève de CM1 à laquelle le maire aurait demandé s’il elle aurait mal au pied s’il l’écrasait. Ce qu’il aurait fait avant de lui poser la question à nouveau, à laquelle l’enfant aurait répondu que non pour mettre fin à l’échange. L’édile prétend quant à lui qu’il est possible qu’il ait marché sur le pied de l’élève dans la confusion de l’entrée au réfectoire de l’école, et qu’il aurait pu lui poser la question pour vérifier qu’elle allait bien.

Une punition assumée

La seconde plainte porte sur le cas d’un enfant que Jean-Pierre Labeyrie aurait brutalement attrapé par le cou au cours d’une activité périscolaire, du volley. Mais cette fois, l’élu assume. Il décrit un enfant “inadapté à l’école” et dérangeant le reste du groupe.

“Il n'arrêtait pas d'envoyer le ballon n'importe où, de faire n'importe quoi, alors j'ai décidé de le punir. Effectivement, je l'ai poussé en dernier lieu sous le préau par le cou. Imaginons que j'ai pu lui faire mal à l'oreille, mais je ne pense pas qu'il ait eu une altération auprès du médecin... Je l'ai mis au coin, pour qu'il soit isolé et j'ai demandé aux encadrantes qu'il ne revienne pas tout de suite”, a-t-il raconté à nos confrères de France Bleu. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont les gendarmes qui devront déterminer le véritable déroulement des faits.

Pour Jean-Pierre Labeyrie, ces plaintes sont politiques. Selon lui, la proximité des élections, sa victoire avec 58% des voix, sa “grande gueule” et sa façon de gérer sa commune de presque 3000 habitants expliquent qu’une partie des administrés puissent le détester. Il n’a pourtant visiblement pas l’intention de changer sa façon de faire. Celle-ci implique notamment une présence régulière au sein de l’école, faute d’un nombre suffisant d’encadrants. Une façon de faire qui en énerverait certains.

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