Gironde: un homme tente d'étrangler son bébé avec une corde dans une mairie

Gironde: un homme tente d'étrangler son bébé avec une corde dans une mairie
Les faits se sont déroulés dans une annexe de la mairie de Cenon, en Gironde, près de Bordeaux.  - Capture d'écran Google Street View
Les faits se sont déroulés dans une annexe de la mairie de Cenon, en Gironde, près de Bordeaux. - Capture d'écran Google Street View

Mardi 3 janvier, un terrible drame a été évité de peu à Cenon (Gironde), dans la banlieue de Bordeaux. Vers 10 heures, un homme a fait irruption dans les locaux de la mairie du quartier de La Morlette pour s'en prendre violemment à son fils de quatre mois, rapporte Sud-Ouest.

Après avoir tiré le bambin avec son pied, il a placé une corde autour de son cou, devant la mère de l'enfant et plusieurs employés municipaux. Il a finalement été maîtrisé par des témoins avant d'avoir réussi à l'étrangler, et a été interpellé dans la foulée. La très jeune victime a pu être transportée à l'hôpital pour subir des examens. La mère n'a pas été blessée.

"Je me suis dit qu'il allait faire du mal à mon fils"

Initialement placé en garde à vue pour tentative de meurtre sur mineur par ascendant, l'homme aurait dû être jugé ce jeudi pour violences volontaires sur mineur avec arme et usage de faux. Le suspect de 34 ans a néanmoins demandé un délai supplémentaire pour préparer sa défense comme la loi le lui autorise. Il a été placé en détention provisoire en attendant une nouvelle audience.

La mère de l'enfant et ancienne compagne du suspect, prénommée Rahmouch, se trouvait dans la mairie pour des démarches administratives.

"Je suis arrivée un peu en avance. Et là, j'ai vu débarquer le père, si on peut dire le père. Direct, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu peur. Je me suis dit qu'il allait faire du mal à mon fils. C'était dans ma tête, mais c'est arrivé", a-t-elle déclaré à Sud-Ouest.

Un suspect qui "n'a pas d'issue"

Une source policière indique au Figaro que cet homme, sans-papiers de nationalité algérienne, aurait été "mécontent de ne pas pouvoir bénéficier d'une éventuelle régularisation administrative liée à la naissance de l'enfant". Il est sans domicile fixe, et la carte vitale ainsi que la carte d'identité belge retrouvées sur lui sont fausses, rapporte Sud-Ouest.

"Il m'a poussée, a tiré le petit par le pied dans son cosy. Il disait: 'c'est mon fils, c'est mon fils'. Le bébé hurlait et pleurait, la tête écrasée contre le torse de son père, qui a dit: 'c'est tout ce que tu auras gagné, je vais le tuer'. Et il a sorti la corde", continue Rahmouch auprès de Sud-Ouest. "J'ai crié 'à l'aide', et trois hommes sont arrivés et lui ont sauté dessus".

Pour Rahmouch, le prévenu "n'a pas d'issue, est à la rue et n'a rien à perdre. Il veut se remettre avec moi par intérêt. Tout ça, c'est pour se venger".

Lors de l'audience de jeudi, l'homme s'est défendu de toute volonté de tuer son enfant: "J'étais tendu, mal, je ne savais pas ce que je faisais. Comment voulez-vous que je tue mon enfant".

Article original publié sur BFMTV.com