En Gironde, les feux ne progressent plus mais "ne sont toujours pas fixés"

Une intervention des pompiers à proximité de Landiras, ce lundi 18 juillet (illustration).
Une intervention des pompiers à proximité de Landiras, ce lundi 18 juillet (illustration).

Une intervention des pompiers à proximité de Landiras, ce lundi 18 juillet (illustration).

INCENDIES - L’accalmie se confirme en Gironde. Les deux feux, qui ont détruit 20.800 hectares de forêts depuis 10 jours et entraîné l’évacuation de plus de 36.000 personnes, n’ont pas progressé dans la nuit. Mais les pompiers traitant toujours quelques reprises de feu, a indiqué la préfecture de Gironde, ce jeudi 21 juillet au matin.

Les pompiers et les forestiers ont ainsi pu continuer leur travail de “protection des points sensibles” notamment grâce à la création et consolidation de pare feux -longues bandes de terre rase-, et au mouillage ou noyage de la végétation.

“Il n’y a plus de mur de flamme qui progresse sous l’effet du vent et crée des sautes de feu”, a expliqué à la presse un des porte-parole des pompiers, le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse. Cependant, il reste encore des “points chauds” qui peuvent provoquer des reprises de feu.

“Les choses vont mieux, mais la bataille contre le feu n’est pas terminée”, a résumé la préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, en début d’après-midi, ce jeudi 21 juillet. Seule une petite partie des habitants évacués pourront regagner leur logement ces prochaines heures. “Dans la durée, [les feux] devront être surveillés”, a ajouté la haute fonctionnaire.

36.750 personnes évacuées

Mercredi, les quelque 2000 sapeurs-pompiers engagés avaient réussi à empêcher la progression des feux grâce à une météo plus favorable, avec une baisse des températures et un air plus humide. La préfecture avait néanmoins prévenu dans un communiqué que les près de 36.750 personnes évacuées ne pouvaient pas encore rejoindre leur domicile.

“L’ensemble des conditions de sécurité pour envisager [leur] retour n’est pas encore rempli, a expliqué la préfecture. Le dispositif sera réévalué de manière quotidienne, et la réintégration des populations sera effectuée secteur par secteur en fonction de la situation.”

Macron promet un “grand chantier national pour rebâtir” la forêt

En visite mercredi sur les deux sites des incendies, à La Teste-de-Buch, sur le bassin d’Arcachon, puis à Landiras, à 40 km au sud de Bordeaux, le président Emmanuel Macron a rendu hommage à toutes les personnes mobilisées contre les incendies.

Il a également promis un “grand chantier national” pour reconstruire la forêt. Il a aussi reconnu la nécessité de disposer de davantage de moyens aériens pour lutter contre les incendies, tout en soulignant que les 22 avions dont disposent la protection civile étaient “suffisants ces dernières années”.

″Ça ne me semble pas possible” de replanter les forêts brûlées en Gironde à l’identique, a de son côté jugé le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu sur RTL, ce jeudi matin. Selon lui, “les essences qui résistent le mieux sont celles de type méditerranéen”. Critiqué pour sa discrétion depuis le début des incendies, il a fait valoir que son ministère est “celui de la prévention, pas celui qui éteint les incendies quand ils ont commencé”.

Pour le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, il y a “une conjonction de facteurs qui doit nous interroger, y compris dans le futur” sur l’origine de ces incendies monstres. “On n’est plus dans l’anticipation, on doit tenir compte du dérèglement climatique, a-t-il avancé sur Europe 1, ce jeudi. Il va falloir qu’on évolue sur la nature des essences qu’on plante, la manière dont on organise la forêt, la manière dont on organise la mobilisation du bois en forêt.”

À voir également sur Le HuffPost: Incendies en Gironde: Macron promet “un grand chantier pour rebâtir” la forêt

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles