Gironde: enquête ouverte sur la mort d'un bébé quelques heures après une circoncision

(photo d'illustration) - Denis Charlet
(photo d'illustration) - Denis Charlet

Les faits se sont déroulés le 25 mai passé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort d'un nourrisson de deux mois survenue quelques heures après une circoncision pratiquée en périphérie de Bordeaux, a annoncé ce vendredi le parquet de la capitale girondine.

Enquête ouverte

L'enfant est mort après une circoncision pratiquée le matin même dans une maison louée à cet effet, à Latresne, commune de la rive droite de la banlieue bordelaise, par le Centre de circoncision rituelle (CCR).

Une autopsie a été pratiquée mercredi, et "à ce stade des investigations, il n'y a pas de lien établi entre l'acte de circoncision et le décès de l'enfant", a indiqué le parquet de Bordeaux confirmant une information du journal Sud-Ouest. "Des analyses complémentaires sont en cours en toxicologie et en anatomopathologie", a-t-il ajouté.

L'enquête ouverte en recherche des causes de la mort et confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Bouliac, va notamment permettre de "vérifier si toutes les conditions d'hygiène et le droit de la santé ont été respectés" et d'apprécier si d'autres qualifications juridiques doivent être appliquées aux faits, selon la même source. "D'autres circoncisions avaient été pratiquées ce jour-là au même endroit et il n'y a pas eu de difficulté", a souligné par ailleurs le parquet.

Un rendez-vous "encadré" et "clandestin"

Dans les colonnes du quotidien régional, plusieurs riverains s'étonnent de la tenue de ces circoncisions dans cette maison qui avait été louée pour l'occasion, et ce malgré un panneau CCR affublé d'un numéro de téléphone affiché devant la demeure. "J'ai cru que c'était un panneau d'agence immobilière, je me suis dit que c'était à vendre ou à louer", explique l'un d'entre eux.

Ce jour-là, deux rabbins et un médecin venus spécialement de Nice officiaient pour une dizaine de familles. Parmi elles, cette mère de famille qui explique à Sud-Ouest être revenue dans l'après-midi afin de changer le pansement de son enfant, comme le médecin sur place l'avait demandé. Là, elle rencontre la famille éplorée du bébé qui venait de perdre la vie.

"Du coup, je ne voulais plus qu'on touche au mien. J'ai foncé à l'hôpital Pellegrin pour qu'ils le regardent de partout. Mais ça va. Même s'il a eu du mal et pleuré du début à la fin", détaille-t-elle. "C'est étrange, cela donnait à la fois l'impression de quelque chose de très encadré mais aussi de quelque chose de clandestin", se rappelle celle qui a déboursé 500 euros pour l'acte chirurgical.

Parfois effectuée pour des raisons médicales, la posthectomie, qui consiste en l'ablation du prépuce, est un rite pratiqué chez les juifs et les musulmans en France, qui est toléré au nom du libre exercice des cultes.

Article original publié sur BFMTV.com

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