Gironde: deux dentistes mis en examen après la mort d'une patiente

Opérée le 3 juillet, la patiente est morte le lendemain au CHU Pellegrin de Bordeaux, après avoir fait un "arrêt cardiorespiratoire" alors qu'elle subissait une "nouvelle pose d'implants".

Deux dentistes ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger et homicide involontaire après la mort d'une patiente des suites d'une opération dans un cabinet du bassin d'Arcachon (Gironde) en juillet 2023, a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce lundi 9 juillet auprès du parquet de Bordeaux, confirmant une information de Sud Ouest.

La victime, une mère de famille de 68 ans, coulant sa retraite en Guadeloupe, était "venue voir ses enfants et tenter de régler ses problèmes de dents", précise le quotidien régional. Opérée le 3 juillet, elle est morte le lendemain au CHU Pellegrin de Bordeaux, après avoir fait un "arrêt cardiorespiratoire" alors qu'elle subissait une "nouvelle pose d'implants".

Saisie par les enfants de la victime, qui ont déposé "plainte contre X du chef d'homicide involontaire" le 20 novembre 2023, mettant "en lien direct" son décès "avec la prise en charge médicale et dentaire", le parquet de Bordeaux a indiqué avoir ouvert une "information judiciaire des chefs d'homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger" le 6 juin dernier.

À l'issue de l'enquête diligentée par la brigade de recherche d'Arcachon, un dentiste a été "mis en examen des chefs d'homicide involontaire et de non-assistance à personne en péril". Il a été placé "sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national français et interdiction d'exercer la profession de chirurgien-dentiste", ajoute le parquet.

Un deuxième "dentiste et leur assistante dentaire" ont été "mis en examen du chef de non-assistance à personne en péril et placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national".

Selon Sud Ouest, l'un des deux praticiens est un citoyen britannique installé à Paris, "radié à vie en Angleterre pour avoir prescrit des traitements onéreux sans raison médicale".

Article original publié sur BFMTV.com