Giorgio Armani n'envisage une alliance que 100% italienne

·1 min de lecture
GIORGIO ARMANI N'ENVISAGE UNE ALLIANCE QUE 100% ITALIENNE

MILAN (Reuters) - Giorgio Armani est prêt à envisager la possibilité d'une alliance avec une autre entreprise italienne mais pas avec un groupe français, a déclaré le fondateur de la marque de mode au magazine américain Vogue, ouvrant ainsi la voie pour la première fois à un partenariat industriel.

Dans un entretien publié sur le site internet de Vogue, Giorgio Armani, 86 ans, explique que la crise du coronavirus "nous a ouvert un peu les yeux".

Il a exclu l'éventualité d'un rachat par l'un des deux grands groupes français de luxe, LVMH et Kering, à la différence d'autres marques italiennes comme Gucci, Fendi et Bulgari. Mais il a admis que la stratégie d'indépendance qu'il a longtemps défendue n'était plus "aussi strictement nécessaire".

"On pourrait imaginer une relation avec une importante entreprise italienne" du secteur de la mode, a-t-il dit sans plus de précision.

Vogue cite aussi des propos de Roberta Armani, nièce de Giorgio qui travaille au sein de l'entreprise, selon lesquels "ce pourrait être formidable, au final, d'avoir une importante coentreprise 'Made in Italy' dans le secteur de la mode".

Roberta Armani a toutefois ajouté qu'elle n'était pas informée des projets de son oncle.

(Valentina Za, version française Marc Angrand)