Gina Haspel, l’agente trouble de la CIA

Libération.fr

Première femme à la tête de l’agence, l’ex-espionne nommée par Trump a dirigé une prison secrète où les détenus étaient torturés.

Un épais voile de mystère entoure le passé de Gina Haspel, qui pourrait devenir la première femme à diriger l’Agence centrale du renseignement américain. Rares sont les informations sur les trente années de carrière de cette ancienne espionne de la CIA. Nulle intervention dans la presse, pas de révélation sur ses années sous couverture à Londres et à New York. Avant sa promotion au poste de directrice adjointe de la CIA, en février 2017, on ignorait jusqu’à son visage.

Pourtant, Gina Haspel, qui aurait supervisé l’une des prisons secrètes de la CIA dans les années 2000, est l’un des personnages les plus controversés de l’agence. Après les attentats du 11 Septembre, des centaines de personnes soupçonnées de faire partie d’Al-Qaeda sont arrêtées et emprisonnés par les services secrets américains dans des prisons clandestines situées en dehors du territoire américain. La CIA y expérimente les «techniques d’interrogatoire renforcées», euphémisme de l’administration américaine pour désigner des actes de torture.

Selon le Washington Post, Gina Haspel dirige alors une prison secrète connue sous le nom de Cat’s Eye, dans les environs de Bangkok. Les détenus y sont torturés : confinement avec des insectes, simulation d’enterrement ou de noyade, coups violents ou encore privation de sommeil… On ignore si Gina Haspel a elle-même administré ces traitements aux prisonniers. Mais de retour à Langley dès 2003, elle a fait pression pour détruire les enregistrements vidéo des interrogatoires. Une opacité qui la rattrape lorsqu’en 2013, elle est nommée directrice intérimaire du Service National Clandestin, la branche de la CIA responsable des opérations secrètes dans le monde : elle ne sera finalement pas retenue après son intérim. D’autant que son éventuelle implication dans des actes de torture est alors incompatible avec la politique menée par Barack (...)

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