Gilles Beyer, accusé de viols par la patineuse Sarah Abitbol, est mort

Gilles Beyer, ici en 1999, lors des Championnats d’Europe de patinage artistique à Prague.

Ancien entraîneur de la championne de patinage artistique, Gilles Beyer était poursuivi pour plusieurs faits de violences sexuelles présumées depuis 2020, dans la foulée de la sortie du livre de Sarah Abitbol.

DÉCÈS - Ce vendredi 20 janvier, L’Obs annonce que Gilles Beyer, accusé de viol par son ancienne élève et patineuse artistique médaillée Sarah Abitbol, est décédé.

Âgé de 66 ans, l’homme souffrait d’une longue maladie selon plusieurs proches comme l’avance Le Parisien. Depuis la sortie du livre de Sarah Abitbol, Un si long silence, en janvier 2020, l’homme avait fait l’objet d’une enquête pour plusieurs cas violences sexuelles présumées. Mais pas pour les faits dont l’accuse la championne du patinage artistique dans son livre, les faits étant prescrits.

Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire un an après la sortie du livre de Sarah Abitbol, l’ancien patineur artistique et entraîneur dans cette même discipline a été accusé à plusieurs reprises et durant de longues années, concernant plusieurs cas de comportements déplacés avec ses élèves. L’enquête de la brigade de protection des mineurs le suspectait de harcèlement sexuel sur six femmes et d’agression sexuelle sur trois femmes.

« Il part avant d’être jugé »

Contactée par L’Obs, Sarah Abitbol a accepté de réagir à l’annonce de son décès. Celle qui dans son livre l’accusait d’agressions sexuelles et de viols alors qu’elle avait entre 15 et 16 ans s’est dit « sous le choc ».

« Il part avant d’être jugé, j’aurais aimé qu’il y ait un procès... C’est dingue, ce décès arrive juste une semaine avant mon spectacle, où j’évoque ce traumatisme, la libération de ma parole, ma renaissance, et mon retour sur la glace… Dieu en a décidé ainsi », a-t-elle ajouté, amère. Sa disparition mettant de fait fin aux poursuites judiciaires à son encontre.

Dans une déclaration écrite à l’AFP, Gilles Beyer avait reconnu « des relations intimes » et « inappropriées » avec Sarah Abitbol, lui présentant des « excuses » qui avaient été aussitôt refusées par celle-ci.

Après les révélations de la patineuse, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineures par personne ayant autorité », visant notamment à vérifier l’existence d’autres victimes potentielles, permettant par la suite es découvertes des enquêteurs.

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