Les gilets jaunes vus de l'étranger : «Dites donc, c'est la révolution en France !»

Libération.fr
Les gilets jaunes sont arrivés place du Trocadero.

Réaction au capitalisme pour les uns, résistance aux «gauchistes» pour les autres, la perception du mouvement des gilets jaunes est très différente selon où l'on se trouve dans le monde.

De Pékin à Antananarivo, en passant par New York ou Athènes, tour d’horizon du conflit des gilets jaunes vu de l’étranger.

Royaume-Uni Une certaine «schadenfreude»

Les Britanniques adorent le mot schadenfreude, volé à l’allemand et qu’ils utilisent sans le traduire, cette «joie malsaine» ou ce «malin plaisir» ressenti face au malheur de l’autre. Le terme est employé pour la France, souvent accompagné d’un petit sourire cynique. On l’a entendu mardi au Marquis of Westminster, un pub proche de la gare de Victoria à Londres, pendant un quiz de Noël, activité obligée de la saison préfestive. Devant notre accent français, un haut fonctionnaire britannique nous a glissé, avec un petit sourire en coin : «Chez nous, ça fait trois ans qu’on se déchire de manière parfaitement civilisée autour du Brexit, chez vous, en France, il suffit d’une hausse d’impôts et hop, le pays est à feu et à sang !» Après le choc du vote du Brexit en juin 2016, puis l’élection de Trump en novembre de la même année, certains Britanniques n’avaient pas hésité à parler de vague po­puliste globale. A la veille de l’élection présidentielle française, en mai 2017, les mêmes envisageaient la victoire de Marine Le Pen. Comme si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir était une évidence, la suite logique de la vague entamée outre-Manche puis outre-Atlantique. Et la preuve que le Brexit n’était pas un accident de l’histoire. L’élection de Macron avait stupéfait. L’arrivée de ce jeune président, bilingue, pro-européen et se présentant en plus comme un rempart comme le populisme, avait ­séduit avant de provoquer une certaine envie voire un léger agacement. Depuis un pays rongé de ­l’intérieur par le Brexit, la France semblait soudain le pays le plus cool du continent et sa sale réputation de réfractaire aux réformes, au (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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