"Gilets jaunes" : pourquoi les annonces d'Edouard Philippe sont loin de tout régler

Valentine Pasquesoone
Le Premier ministre a listé une série de mesures, mardi, afin de répondre à la colère des "gilets jaunes". Des annonces qui n'auront qu'un effet limité sur le pouvoir d'achat des Français.

Il a tenté de répondre aux revendications et de parvenir à un début de sortie de crise. Face à la colère des "gilets jaunes", et à une mobilisation qui perdure depuis trois semaines, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, mardi 4 décembre, un ensemble de mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français.

>> "Gilets jaunes" : suivez les dernières informations dans notre direct

Moratoire sur l'augmentation des taxes sur les carburants, hausse du smic "de plus de 3%", gel des tarifs de l'électricité et du gaz... Le chef du gouvernement s'est dit à l'écoute de la "colère" des "gilets jaunes", qu'il estime forte et grave et qui, selon lui, "prend sa source dans une profonde injustice". Ces mesures ne sont pourtant qu'une réponse en demi-teinte aux demandes des manifestants.

Un moratoire sur les taxes sur le carburant

Ce qu'Edouard Philippe a annoncé. Le Premier ministre a finalement répondu à la première revendication des "gilets jaunes". "J'annonce une suspension pendant six mois de la hausse de la taxe carbone, de la convergence diesel-essence et de la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier (GNR)", a déclaré le chef du gouvernement mardi. "Elles ne s'appliqueront pas avant d'être débattues par toutes les parties prenantes", a-t-il ajouté.

Pourquoi ce n'est pas si simple. Le moratoire sur la hausse prévue des taxes fera-t-il baisser le prix des carburants ? D'autres facteurs entrent en compte dans le calcul des tarifs et (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi