Gilets jaunes : et Paris est devenu une “zone de guerre”

PHOTO : Stephane Mahe / REUTERS

Des voitures renversées, des boutiques incendiées, des monuments nationaux saccagés et, partout, des casseurs à l’œuvre en marge des “gilets jaunes” (mais parfois aussi avec eux) : cette troisième journée de mobilisation a été, de loin, la plus violente et la plus spectaculaire, marquée par de nombreux affrontements avec les forces de l’ordre, notamment à Paris. A cela s’ajoute, écrit samedi 1er décembre le quotidien espagnol El País, un “président débordé se trouvant ce jour-là à 11 000 km de là [à Buenos Aires pour le sommet du G20] et une opposition compromise par son soutien à un mouvement aux objectifs incertains”.

Selon un bilan du ministère de l’intérieur, quelque 136 000 personnes sont sorties dans les rues de France ce 1er décembre, un nombre inférieur à celui des premiers rassemblements des “gilets” ; le 17 novembre, ils étaient par exemple, 282 000. Mais l’estimation des dégâts est, elle, inversement proportionnelle : au moins 133 personnes, dont 24 membres des forces de l’ordre, ont été blessées dans la capitale, selon la préfecture de police. A Toulouse, théâtre de nombrux affrontements, on déplore 57 blessés dont 48 parmi les force de l’ordre. A Arles, un automobiliste est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, victime d’un accident sur le lieu d’un barrage organisé par les Gilets jaunes. La police fait état de 412 interpellations, mais ce sont surtout ces images spectaculaires des ravages des casseurs dans Paris qui ont retenu l’attention des médias étrangers : “La situation a dégénéré. C’est le chaos”, résume El Pais.

Un mouvement pris en otage

Le correspondant du Times de Londres décrit, lui, comment la capitale française est devenue une “zone de guerre” :

“Des gendarmes et des CRS – quelque 4 600 représentants des forces de l’ordre étaient ce jour-là dans les rues de Paris – ont utilisé des gaz lacrymogènes, tiré des grenades assourdissantes et utilisé des canons à eau contre des manifestants portant des masques de ski et des casques à moto qui ont pris en otage ce qui apparaissait au début comme une protestation pacifique contre la hausse des impôts et la chute du niveau de vie dans le pays”.

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