Gilets jaunes : l'Elysée montre des signes de panique

Les services d'Emmanuel Macron ne retiennent plus leurs mots face aux gilets jaunes.

Les esprits chauffent. Alors que la France retient son souffle en attendant de savoir comment va tourner, ce 8 décembre, le quatrième samedi de manifestation des gilets jaunes, l'Elysée envoie de sérieux signaux de fébrilité. Point culminant : la communication du Palais ce mercredi soir, d'un ton rarement alarmiste. "Nous avons des raisons de redouter une très grande violence", font savoir les services d'Emmanuel Macron à l'AFP, avant de surenchérir auprès de Franceinfo en faisant état de remontées "extrêmement inquiétantes" du terrain au sujet d'"un noyau dur de plusieurs milliers de personnes" qui viendraient à Paris "pour casser et pour tuer".

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"Comme ça il n'y a pas d'entourloupe"

En parallèle, dans la même soirée, la présidence de la République amorce un rétropédalage inattendu, en annonçant que les augmentations de taxe sur les carburants prévues pour le 1 er janvier 2019 ne font plus seulement l'objet d'un moratoire, comme annoncé la veille par le Premier ministre, mais sont purement et simplement annulées. Une annonce faite par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, sur BFMTV lors d'un débat avec des gilets jaunes. "Le président, je l'ai eu au téléphone il y a quelques minutes. Il m'a dit : 'les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après', déclare le ministre. Comme ça il n'y a pas d'entourloupe.

L'"entourloupe", Edouard Philippe continuait pourtant de s'y cramponner l'après-midi même, n'excluant pas que la hausse soit inscrite dans un budget rectificatif "au printemps", à l'issue des débats conduits en région.

Sur l'autre sujet du jour, l'Elysée n'y est pas allé de main morte à l'endroit de la secrétaire d'Etat à l'Egalité Femmes-Hommes, Marlène Schiappa qui, dans un communiqué, avait défendu "une position personnelle"

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