Gilets jaunes: on a interrogé Jacline Mouraud quatre mois après le début du mouvement

La rédaction du HuffPost
Gilets jaunes: on a interrogé Jacline Mouraud quatre mois après le début du mouvement (Photo prise le 13 novembre)

GILETS JAUNES - L'heure est désormais au bilan. Présenté comme un "ultimatum", l'acte XVIII du mouvement des gilets jaunes ce samedi 16 mars est annoncé comme un rendez-vous clé, un tournant pour le mouvement dont le nombre de participants a chuté ces dernières semaines. Pour Jacline Mouraud, figure médiatique de la première heure, il est désormais temps de quitter la rue.

Pour rappel, Jacline Mouraud avait déjà appelé à "agir avec intelligence" en transformant le mouvement des gilets jaunes, en décembre dernier, après les annonces d'Emmanuel Macron. Une position qui lui avait attiré les foudres d'autres porte-paroles.

"Les gens en ont marre", assure la Morbihannaise au HuffPost. "Je connais des gens qui n'y vont plus. Ça a un coût, les déplacements. Ils reconnaissent que ce n'est pas la bonne formule, que ça ne marche pas".

Quatre mois après le début des manifestations, l'auteure de la vidéo coup de gueule, dénonçant "la traque des automobilistes" le 18 octobre, dresse un bilan mi-figue, mi-raisin. "J'ai un bilan positif et négatif: positif, car ce mouvement a donné lieu à des changements et à une réelle prise de conscience", affirme-t-elle. "Avant les gens se cachaient. Le fait d'être pauvre n'est plus un tabou. Le négatif, c'est qu'il y a des extrémistes au sein de ce mouvement".

Son parti "Les Émergents" dans l'attente d'une banque

Jacline Mouraud semble désormais avoir abandonné toute idée de se rendre à une manifestation de gilets jaunes, tant les menaces sont devenues permanentes. Elle est également contrainte de limiter ses déplacements, de peur qu'on la reconnaisse. "Je n'ai pas pu me rendre à la marche pour le climat ce vendredi", nous confie-t-elle.

Elle a également dû renoncer à son activité d'agent de sécurité incendie, utilisée pour les fins de mois difficiles. "J'ai dû faire des sacrifices financiers considérables", soutient l'hypnothérapeute et musicienne.

Pas de quoi la faire néanmoins renoncer à la politique. En janvier, elle a annoncé...

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