Gilets jaunes: des heurts éclatent à nouveau à Bordeaux

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La manifestation des 6000 gilets jaunes s'est terminée par des échauffourées à Bordeaux, comme les semaines précédentes.

Les semaines passent, et les samedis se ressemblent à Bordeaux. Toujours en pointe de la mobilisation, la capitale de la Nouvelle Aquitaine a vu l'acte 9 des gilets jaunes se terminer une nouvelle fois par des accrochages entre quelques individus et les forces de l'ordre, place Pey-Berland. 

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Alors que 6000 manifestants ont défilé dans le calme à Bordeaux, une mobilisation supérieure à celle de la semaine précédente, la situation s'est tendue place Pey-Berland au coeur de la ville, pourtant bouclée par les forces de l'ordre. Gendarmes et policiers, équipés notamment de blindés, ont tenté de disperser la foule à l'aide de canons à l'eau et de tirs de gaz lacrymogène.  

Plusieurs journalistes ont également posté les images d'un feu allumé sur les voies du tram, ainsi que celles de casseurs arrachant des pavés. 

Des rues renommées Christophe Dettinger

Depuis le début du mouvement, les manifestations à Bordeaux ont été marquées par des heurts avec les forces de l'ordre en fin d'après-midi. Ce samedi, plusieurs centaines de gendarmes et policiers avaient été mobilisées alors que la ville était survolée, comme chaque semaine, par un hélicoptère de la gendarmerie. Une dizaine d'interpellations ont par ailleurs été effectuées en début de manifestation, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Avant ces heurts, la manifestation, qui n'était pas déclarée, s'était déroulée dans le calme. Derrière une grande banderole proclamant "Unis, le changement est possible", les protestataires venus de Bordeaux et de son agglomération, de Gironde et des départements avoisinants, avaient parcouru les artères de la capitale girondine, un temps précédés par des dizaines de motards "gilets jaunes". 

Au fur et à mesure du cortège, des manifestants avaient également placé sur des grilles ou des murs des fausses plaques "rue Dettinger", du nom de l'ex-boxeur Christophe Dettinger, soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes à Paris.  

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