Gilets jaunes: effet boomerang mondial pour Macron

LExpress.fr
De Washington à Tunis, via Moscou et Téhéran, le désarroi de l'Elysée face aux gilets jaune suscite ironie et sarcasmes.

C'est l'increvable scénario de l'effet boomerang, du prof rudement chapitré, de l'arroseur arrosé. Fût-ce au gaz lacrymo. Pour avoir revendiqué, au risque de l'arrogance, la dignité de figure de proue planétaire du combat contre les populismes, le chef de l'Etat français essuie depuis dix jours une rafale de leçons de maintien de l'ordre, voire de maintien tout court. Certaines prévisibles, sinon attendues ; d'autres franchement exotiques. Tour du monde rapide et subjectif.  

ANALYSE >> Qui peut croire à un leadership français? 

A tout seigneur de l'intox tout honneur. Le 4 décembre, Donald Trump décoche via Twitter une flèche ironique, inspirée par les premières concessions de l'exécutif. "Je suis ravi, lit-on, que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants soient parvenus à la conclusion que j'ai formulée voilà deux ans." Allusion au retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Lequel accord serait "fondamentalement mauvais" en ce qu'il "provoque la hausse des prix de l'énergie". CQFD. 

"Waterloo vert"

Dans la foulée, le locataire de la Maison-Blanche relaie auprès de ses 56 millions d'abonnés le tweet d'une étoile montante de l'"alt-right", cette mouvance xénophobe et sexiste de l'ultra-droite américaine. Il y est question des "émeutes provoquées dans cette France socialiste par des taxes d'extrême-gauche sur les carburants". Les multiples porte-voix de la fachosphère d'Outre-Atlantique s'acharnent sur le marcheur au pas hésitant, incarnation d'un mondialisme exécré ; et qui, de plus, prétend hâter l'émergence d'une armée européenne ou sauver un accord nucléaire iranien à l'agonie. En première ligne, bien sûr, le site Breitbart News de Steve Bannon, ex-conseiller à la stratégie de Trump. Macron, y apprend-on, "fonce vers son Waterloo vert" et trouvera, "avec un peu de chance", le salut dans l'exil. 

Entendons-nous bien... Le président français et son homologue russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse au Château de Versailles, le 29 mai 2017.af...Lire la suite sur L'Express.fr

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