Gilets jaunes: pour Édouard Balladur, "en mai 1968, la tâche était peut-être plus facile"

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Gilets jaunes: pour Édouard Balladur, "en mai 1968, la tâche était peut-être plus facile"

Auprès du Premier ministre Georges Pompidou lors des événements de Mai-68, Edouard Balladur a comparé la situation de l'époque avec la crise des gilets jaunes que traverse actuellement le pays.

Conseiller social du Premier ministre Georges Pompidou lors des événements de Mai-68, Édouard Balladur était l'invité d'Europe 1 ce vendredi pour évoquer le mouvement des gilets jaunes.

L'ancien Premier ministre a jugé "qu'en mai 1968, la tâche était peut-être plus facile qu'elle ne l'est aujourd'hui", selon lui, le problème actuel des gilets jaunes vient du fait qu'il n'y a "pas d'interlocuteur".

Feu de paille

Sans organisation ni représentants officiels du côté des gilets jaunes, "leur mouvement risque de se terminer en feu de paille qui ne laissera que des déçus, des gens attristés et qui ne résoudra rien".

Il a pointé par ailleurs "un foisonnement de revendications et une absence de coordination au sein du mouvement de protestation". 

Selon Édouard Balladur cette crise est "à la fois sociale, politique et d’abord et avant tout morale".

La solution à cette crise serait le dialogue: "Je pense qu’il faut se parler. Mais pour se parler, il faut que les conditions d’un dialogue efficace soient réunies", a encore affirmé l'homme politique. Avant d'avertir: "Tout dialogue serait rendu impossible" en cas de nouvelles violences samedi.

"L'intérêt national doit primer sur toute autre considération"

A propos de samedi, l'ancien député de Paris affirme que "les gilets jaunes ont tout intérêt à éviter la violence". Le "meilleur moyen" pour cela est de "ne pas venir en masse" dans...

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