"Mon gilet jaune, je l'ai brûlé" : engagés de la première heure, ils racontent pourquoi ils ont quitté le mouvement

Kocila Makdeche
Déçus, désabusés, voire dégoûtés : ces "gilets jaunes" ont décidé de prendre leurs distances avec la mobilisation citoyenne qui secoue la France depuis mi-novembre. Ils se sont confiés à franceinfo.

"Ils sont partis dans tous les sens, on s'est complètement décrédibilisés ! Ils vont droit dans le mur !" Si Hubert Charlier oscille systématiquement entre le "on" et le "ils" lorsqu'il parle des "gilets jaunes", c'est parce qu'il a récemment pris ses distances avec le mouvement de contestation.

Une vraie rupture pour cet artisan rémois, qui comptait parmi les "gilets jaunes" de la première heure. "Blocages, manifs à Paris... J'ai tout fait. J'ai même été invité sur BFMTV en décembre pour défendre les 'jaunes' face à François de Rugy et Marlène Schiappa", raconte-t-il. Comme lui, de nombreux manifestants qui se sont engagés pour défendre leur pouvoir d'achat ont fini par raccrocher leur gilet parce qu'ils ne se retrouvent "plus dans le mouvement".

"Je perdais mon temps"

Pour Sandrine, 46 ans, tous les samedis se ressemblaient. "J'ai fait presque tous les actes jusqu'au mois de janvier. Le 31 décembre, j'étais même sur les Champs-Elysées pour manifester, insiste cette habitante du Val-de-Marne. Mais au bout d'un moment, j'ai réalisé que je perdais mon temps, puisque rien ne change."

"Toujours 'gilets jaunes' dans l'idée", Julien Mure a lui aussi arrêté de battre le pavé au mois de janvier. "Au bout d'un moment, on est obligé de retourner travailler, explique ce conducteur d'engins dans une centrale (...)

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