Un gilet jaune condamné pour avoir menacé Schiappa sur le web

Le HuffPost avec AFP
French Junior Minister for Gender Equality Marlene Schiappa arrives for the "Tech For Good" meetup at Hotel Marigny in Paris on May 15, 2019, held to discuss good conduct for technology giants. - French President and New Zealand's premier will host other world leaders and leading tech chiefs to launch an ambitious new initiative known as the "Christchurch call" aimed at curbing extremism online. The political meeting will run in parallel to an initiative launched by the French President called "Tech for Good" which will bring together 80 tech chiefs in Paris to find a way for new technologies to work for the common good. (Photo by Bertrand GUAY / AFP) (Photo credit should read BERTRAND GUAY/AFP/Getty Images)

POLITIQUE - Le tribunal correctionnel de Compiègne, dans l’Oise a condamné mardi 10 septembre un homme de 44 ans à 800 euros d’amende dont 400 avec sursis pour des commentaires postés sur un groupe Facebook public de gilets jaunes et menaçants envers la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, a-t-on appris auprès du parquet.

Le tribunal l’a déclaré coupable de provocation non suivie d’effet au crime ou délit par voie électronique et l’a également condamné à verser à la plaignante 150 euros de dommages et intérêts et 600 euros pour les frais d’avocat, a-t-on précisé de même source, confirmant des informations du Courrier Picard.

“Grosse putain, on va te couper la tête”

En janvier, cet internaute oisien, sans emploi, publie un commentaire sous un message qui évoque la volonté de la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, d’identifier les donateurs de la cagnotte en faveur du boxeur Christophe Dettinger, rapporte le quotidien régional.

Le prévenu écrit alors en commentaire “grosse putain, on va te couper la tête”, puis concernant le président de la République Emmanuel Macron, à la place d’une démission, il propose: “une balle, c’est mieux”.

Le prévenu n’avait jamais été condamné auparavant et a affirmé n’avoir jamais participé à des manifestations en raison de ses problèmes de santé, selon le Courrier Picard. “Je me réjouis que ce type de propos soient condamnés”, a réagi auprès de l’AFP l’avocat de Marlène Schiappa, Eric Morain, pour qui il ne doit pas y avoir “d’impunité de clavier”. Il avait demandé 2000 euros de dommages et intérêts et 1000 euros au titres des frais de justice.

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