Giles Milton, historien : selon le régime de Vladimir Poutine « les Ukrainiens ne sont pas des êtres humains »

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© Reuters

L’attitude de Moscou pendant les guerres en Tchétchénie, en Géorgie ou en Syrie a déjà été évoquée pour comprendre les crimes commis en Ukraine par les soldats russes. Mais le rappel de l’histoire pourrait remonter à Berlin en 1945. Dans cette année qui voit la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne est vaincue. Les quatre grandes puissances, l’Amérique, l’Union soviétique, la Grande-Bretagne et la France, vont se partager Berlin. L’Armée rouge est la première à entrer dans la capitale défaite. Elle a soif de revanche après l’invasion allemande de 1941 sur son territoire, au cours de laquelle les soldats de Hitler se sont livrés à des massacres, viols et pillages. Staline est prêt à tout pour l’emporter, quitte à affamer la cité. Le blocus de Berlin va durer plus de dix mois. À l’heure où l’Ukraine est attaquée par la Russie de Vladimir Poutine, l’ouvrage de l’historien Giles Milton résonne de façon dramatique. Et si Kiev n’était pas devenue, à son corps défendant, le salut ou le cimetière de l’Occident ?

En quoi l’attitude des soldats russes d’aujourd’hui ressemble-t-elle à celle de 1945 ?
Lorsque l’Armée rouge est entrée dans Berlin au printemps 1945, elle a commis de nombreuses atrocités, en particulier à l’encontre des femmes. Ces troupes étaient constituées des soldats les plus indisciplinés et les plus brutaux, qui n’étaient plus arrimés au sentiment national. Ils étaient souvent originaires des Républiques les plus reculées de l’ex-soviétique, très peu éduqué...


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