Ghana: un rapport pointe un faible nombre de déchets dans les vêtements de seconde main importés

Le Ghana est-il le cimetière de la fast-fashion des pays du Nord ? La question est source de débats intenses dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, l’un des plus gros importateurs de vêtements de seconde main au monde. Un nouveau rapport revient mettre une pièce dans la machine. Commandée par une association de commerçants, l’étude affirme que seulement 5% des vêtements importés par millions de tonnes seraient, en effet, des déchets.

Avec notre correspondant à Accra, Victor Cariou

Le commerce de vêtements seconde-main est bénéfique pour le Ghana. Voici, en quelques mots, l’esprit du nouveau rapport publié par la Ghana used clothes dealer association.

« Tellement de foyers dépendent de ce marché, c’est une économie générationnelle. C’est un des commerces qui ne discrimine pas : les personnes à faibles revenus y participent, comme les personnes à moyen, et haut revenu », constate Marvin Awosu, membre de l’association et importateur de vêtements usagés.

Quelle définition pour un déchet ?

5% de déchets, c’est très peu. Pour arriver à ce chiffre, les auteurs ont travaillé sur la définition même de ce qu’est, un déchet, lorsqu’il s’agit de vêtement.

« Notre définition du déchet, c’est un vêtement qui ne peut être vendu. Donc si les vendeurs ne sont pas capables de le vendre, ils disent que ce vêtement est un déchet. Mais même ces vêtements qui ne peuvent être vendus, les vendeurs nous disent que parfois, ils les recyclent en d’autres choses, comme des serpillères, dépoussiérants, etc », explique Stephen Odonkor, auteur principal du rapport.


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